FLM UEHC #01 – Immersion artistique avec la PJJ : un fanzine né du temps long

Créer, habiter, écouter : quand la pratique artistique devient espace d’appartenance

De Toul à Angoulême, le projet FLM UEHC #01 est né d’un travail d’atelier mené pendant un an avec plus de dix jeunes accompagnés par l’UEHC de Laxou (Protection Judiciaire de la Jeunesse). Quatre d’entre eux ont prolongé l’expérience lors d’un séjour immersif à Angoulême pour concevoir et produire un fanzine de A à Z. Un projet de temps long, exigeant, ancré dans le réel.

Un atelier de pratique artistique inscrit dans la durée
FLM UEHC #01 ne commence pas à Angoulême.
Il prend racine dans un atelier de pratique artistique mené tout au long de l’année au sein de l’UEHC de Laxou, auprès de plus de dix jeunes. Dessin, composition, recherche graphique, discussions autour des images et des récits : un travail progressif, régulier, structurant.

Dans ce cadre, quatre jeunes ont choisi d’aller plus loin. Le séjour à Angoulême n’était pas une parenthèse mais l’aboutissement d’un processus engagé depuis des mois.
Créer un fanzine, c’était matérialiser un parcours.

Angoulême : immersion, exigence et fabrication
À Angoulême, nous avons vécu ensemble. Même trajet. Même gîte. Même rythme. Cette immersion totale a permis d’installer une dynamique exigeante et sincère.

Du dessin à la sérigraphie, jusqu’à la mise en forme finale, chaque étape a été pensée, discutée et assumée. L’accueil dans l’atelier Les Mains Sales a donné au projet une dimension artisanale concrète : encre, écrans, gestes précis, erreurs et ajustements.

Le passage par le festival du Grand Off d’Angoulême a ouvert d’autres horizons : expositions, concert mêlant musique et bande dessinée, expériences immersives. Pour certains jeunes, l’art est devenu un territoire possible.

Une démarche artistique nourrie par le terrain
En tant qu’artiste plasticien performeur, cette immersion constitue un moment essentiel dans ma recherche.

Partager le quotidien, entendre les paroles brutes, observer les silences, les tensions, l’humour — tout cela nourrit directement mon travail.
Ce projet s’inscrit pleinement dans mon univers graphique et alimente ma recherche autour du thème « Bruits de comptoir » : trajectoires singulières, fragments de vie, espaces de marge.

L’immersion n’est pas un décor. Elle devient matière.

Une dynamique collective et engagée
FLM UEHC #01 repose sur une coopération forte.

Je remercie la DRAC – Direction Régionale des Affaires Culturelles du Grand Est, l’UEHC de Laxou et la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) pour leur soutien financier et institutionnel, indispensable à la réalisation de ce projet.

Merci à Christophe GROSS, chef d’unité, pour sa confiance.
Merci aux éducateurs Zakaria Belhachmi et Mohamed Jnane, présents tout au long du séjour, ainsi qu’à l’ensemble des éducateurs ayant participé de près ou de loin aux ateliers au sein de l’UEHC.
Merci à Judith pour son accompagnement dans l’écriture du dossier.

Merci à Crew333, qui a permis l’intervention de notre stagiaire Claire-Marie Hazaël Massieux., chargée de documenter le projet à travers un travail photographique du trajet Toul–Angoulême et du processus de création. Elle a également réalisé une vidéo de restitution, diffusée exclusivement auprès des partenaires.
Merci à Les Mains Sales à Angoulême pour l’accueil et l’exigence technique.
Merci au Festival OFF d’Angoulême pour avoir inscrit le projet FLM UEHC #01 dans sa programmation officielle.

Ce projet montre qu’un cadre clair, du temps et de l’exigence artistique peuvent ouvrir des espaces de dignité et d’appartenance.

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